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Capsules vidéo - Première série

Dans la foulée de la publication de l’avis du Comité scientifique de Kino-Québec, L’activité physique, le sport et les jeunes – Savoir et agir, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, en collaboration avec Québec en Forme, a produit une série de capsules vidéo sur les principaux thèmes traités dans l’avis. Ces capsules permettent un accès rapide et convivial aux analyses réalisées par le Comité scientifique de Kino-Québec.


Consulter également la deuxième série de capsules vidéo .

Faits saillants

Les faits saillants du dépouillement et de l’analyse de la documentation effectués par le Comité scientifique de Kino-Québec.

Durée : 5 min. 51 sec.

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Depuis la fin des années 70, la condition physique des jeunes s'est détériorée. À un point tel, qu'ils sont de plus en plus nombreux à présenter des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Les statistiques révèlent aussi une augmentation de l'embonpoint et de l'obésité, tant chez les enfants que chez les adolescents. L'obésité juvénile est donc devenue un problème de santé publique. Autre source de préoccupation : une trop grande proportion de jeunes ne font pas assez d'exercice.

D'où l'importance d'agir rapidement et efficacement.

Les activités physiques et sportives pratiquées durant l'enfance et l'adolescence ont plusieurs effets salutaires sur les plans physique et psychologique. Les jeunes devraient donc en faire le plus possible chaque jour.

Mais, pour favoriser une pratique régulière et ininterrompue, il faut agir à la fois sur les facteurs individuels et sur les environnements socioculturel, physique, politique et économique des jeunes.

Tout le monde doit mettre l'épaule à la roue : parents, spécialistes de la santé et de l'éducation, personnel d'encadrement des activités physiques et sportives, élus et leaders d'opinion, pour ne nommer que ceux-là.

Éléments de mieux-être

La pratique régulière et ininterrompue d'activités physiques et sportives durant l'enfance et l'adolescence a des répercussions sur plusieurs aspects de la vie des jeunes : condition physique, santé physique, bien-être psychologique et santé mentale, compétences sociales, habiletés cognitives, réussite scolaire et autres habitudes de vie saines.

Par exemple, l'exercice améliore l'aptitude cardiorespiratoire, favorise la santé osseuse et contribue à rehausser l'image et l'estime de soi.

Il y a plus.

En aidant les jeunes à développer leurs habiletés à résoudre des conflits, la pratique d'activités physiques améliore leurs compétences sociales. Elle joue également un rôle dans la réussite scolaire, car elle favorise la concentration

Enfin, les jeunes qui sont actifs ont tendance à avoir d'autres habitudes de vie favorables à la santé, dont une alimentation saine et équilibrée.

Selon plusieurs recherches, il n'y a pas de seuil minimal d'activités physiques à partir duquel les effets bénéfiques se font sentir. On ne peut donc déterminer quel devrait être le niveau exact d'activité physique des enfants et des adolescents.

C'est pourquoi, en vue de l'élaboration de nouvelles lignes directrices, le Comité scientifique de Kino-Québec recommande que les jeunes pratiquent, idéalement tous les jours, le plus d'activités possibles. La notion de régularité est essentielle, parce que la plupart des bienfaits de l'exercice disparaissent s'il y a interruption de la pratique.

Plus le volume et l'intensité sont élevés et les exercices diversifiés, plus les effets seront salutaires, sauf, bien sûr, dans les cas d'entraînement excessif.

Déterminants

La pratique régulière d'activités physiques et sportives est influencée par des facteurs individuels et par les environnements socioculturel, physique, politique et économique des jeunes. Les stratégies doivent prendre en compte chacun de ces éléments.

Parmi les facteurs individuels, l'un des plus décisifs est le sentiment d'efficacité personnelle. Or, pour se sentir efficace, il faut maîtriser les habiletés motrices de base qui permettent de pratiquer plus facilement, et avec plus de plaisir, un grand nombre d'activités physiques et sportives.

Les normes sociales constituent un facteur environnemental majeur. Par exemple, l'approbation que les jeunes perçoivent de leur entourage détermine fortement leur intention de pratiquer ou non des activités physiques et sportives.

Facteurs d'abandon

À l'adolescence, les garçons et les filles acquièrent de nouveaux intérêts. Diverses raisons peuvent alors faire pencher la balance opposant les « coûts » et les « bienfaits » qu'ils associent aux activités physiques et sportives. Le fait d'avoir plus d'occupations et de contraintes, comme les études, le travail et les activités sociales, et donc moins de temps, constitue le principal motif d'abandon.

Il importe, encore une fois, que les enfants fassent le plus tôt possible des exercices diversifiés pour développer leurs habiletés motrices. Ainsi, ils pratiqueront avec plus de plaisir des activités physiques, et ils seront moins tentés d'abandonner.

Même chose si l'encadrement et les conditions de pratique sont appropriés à leur condition physique ainsi qu'à leurs habiletés et à leurs aptitudes naturelles.

Si les encouragements des parents et du personnel d'encadrement peuvent motiver les jeunes à exceller, trop de pression peut parfois les pousser à abandonner. La prudence s'impose!

Bref, le maintien de la pratique sportive à l'adolescence passe par un bon encadrement axé sur le plaisir.

Conclusion

En terminant, rappelons que plus les enfants et les adolescents feront d'activités physiques et sportives, plus les effets bénéfiques seront importants. Et, pour y parvenir, il faut agir à la fois sur des facteurs individuels et sur les environnements socioculturel, physique, politique et économique.

Promouvoir l'activité physique et le sport auprès des enfants et des adolescents représente une vaste entreprise. Une entreprise qui nécessite la sensibilisation et l'engagement de plusieurs acteurs des milieux de vie des jeunes.

C'est une question se santé publique, mais aussi un véritable enjeu de société.



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Éléments de mieux-être associés aux activités physiques et sportives

Les bienfaits associés à la pratique régulière d'activités physiques et sportives, les types d'activités et d'encadrement ainsi que les conditions de pratique pouvant contribuer à ces bienfaits.

Durée : 7 min. 49 sec.

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La pratique régulière d’activités physiques et sportives a des effets bénéfiques importants sur la santé physique. Elle contribue, notamment, à prévenir plusieurs maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2.

Les effets salutaires ne se limitent toutefois pas au seul aspect physique. Par exemple, les activités physiques et sportives peuvent contribuer au bien-être psychologique et à la réussite éducative. Nous verrons que, pour y parvenir,  le type d’activités, l’encadrement et les conditions de pratique doivent être appropriés.

Contribution favorable à la santé physique

L’exercice améliore plusieurs éléments de la santé physique des jeunes. Par exemple, il leur permet de développer ou préserver une bonne santé cardiovasculaire.

De plus, l’activité physique et une saine alimentation jouent un rôle important dans le contrôle du poids.

On sait également que les exercices avec mise en charge, comme les sauts et la course à pied, favorisent la santé osseuse. Fait intéressant, on profite toute sa vie d’un plus haut pic de masse osseuse. Atteint vers 25 à 35 ans, ce pic sera d’autant plus élevé si on a fait ce genre d’exercices pendant et, surtout, avant la puberté.

Effets sur la santé adulte

Généralement, les effets préventifs des activités physiques et sportives pratiquées pendant l’enfance et l’adolescence disparaissent s’il y a interruption de la pratique à l’âge adulte. Il y aurait cependant au moins deux exceptions où les effets perdurent : la résistance des os, dont on vient de parler, et un risque moins élevé de cancer du sein que plusieurs études ont associé avec la pratique d’activités physiques à l’adolescence.

Évidemment, l’idéal sur le plan de la santé osseuse, comme sur tous les autres plans, est d’avoir été et de continuer à être physiquement actif toute sa vie.

Bref, il n’y a aucun doute que les activités physiques et sportives ont d’importants effets bénéfiques sur la santé physique.

Mais, il y a plus!

Effets bénéfiques sur plusieurs plans

Les effets salutaires se font sentir sur bien d’autres aspects : la  condition physique, le bien-être psychologique et la santé mentale, les compétences sociales, les habiletés cognitives, la réussite scolaire et de saines habitudes de vie.

Ces éléments de mieux-être revêtent un intérêt particulier. Regardons-les de plus près.

Condition physique

L’exercice contribue à améliorer plusieurs déterminants de la condition physique, soit : l’aptitude cardiorespiratoire, la composition corporelle; la force, la puissance et l’endurance musculaires; la capacité anaérobie, la flexibilité, la coordination, l’agilité et l’équilibre.

Rappelons que la qualité de vie et l’autonomie des personnes âgées dépendent de chacun de ces déterminants. Ainsi, les adultes vieillissants auront beaucoup plus de facilité à entretenir ces qualités physiques si elles ont été développées depuis l’enfance.

Les habiletés motrices sont un autre élément capital de la condition physique, car elles contribuent à développer le sentiment de compétence, qui est un déterminant important de la pratique d’activités physiques. Ainsi, on se sentira plus compétent et on aura plus de plaisir à pratiquer une activité si on a la condition physique requise, particulièrement les habiletés motrices.

Bien-être psychologique

Les connaissances sur les effets des activités physiques et sportives sur le bien-être psychologique et la santé mentale ont beaucoup évolué au cours de la dernière décennie.

Plusieurs des effets de l’exercice physique sur le bien-être psychologique sont immédiats, par exemple la réduction du stress et de l’anxiété. La pratique régulière d’activités physiques et sportives peut aussi réduire les symptômes de la dépression.

Les jeunes qui sont actifs ont d’ailleurs tendance à avoir un meilleur autocontrôle, et à mieux gérer leurs émotions. Ils ont aussi une meilleure capacité de résilience, c’est-à-dire qu’ils peuvent s’adapter rapidement à une nouvelle situation.

Compétences sociales

Les jeunes qui font du sport ont généralement de meilleures compétences sociales : meilleur réseau social, meilleure confiance envers les autres, plus d’attachement à la communauté, moins de délinquance et d’isolement, meilleure habileté à résoudre des conflits, meilleur esprit sportif.

Mais, pour que la pratique sportive contribue à améliorer les compétences sociales, l’encadrement et les conditions de pratique doivent être orchestrés expressément dans ce but.

Il est donc important que le personnel d’encadrement, notamment les entraîneurs, soit bien formé, afin qu’il puisse participer au développement des compétences sociales des jeunes.

Réussite éducative

Les activités physiques et sportives permettent d’améliorer les déterminants suivants de la réussite éducative : attention et concentration, comportement en classe, sentiment d’appartenance à l’école et résultats scolaires. Elles peuvent aussi améliorer les fonctions exécutives, comme le jugement et la prise de décision.

Pratiquer des activités physiques et sportives est aussi associé à la persévérance scolaire. En effet, il est logique de penser que les jeunes qui ont du plaisir à participer à un programme d’activités physiques et sportives à l’école seront davantage enclins à persévérer dans leurs études.

Habitudes de vie saines

Les jeunes qui pratiquent régulièrement des activités physiques et sportives ont généralement de saines habitudes de vie : ils mangent bien et ne fument pas. Ils ont également tendance à être plus actifs à l’âge adulte.

Chose certaine, les activités physiques et sportives constituent une excellente tribune pour promouvoir d’autres saines habitudes de vie.

Chaque type d’activité a des effets salutaires particuliers, mais aucun ne regroupe les avantages de l’ensemble des activités physiques et sportives. L’activité parfaite n’existe pas! C’est pourquoi on doit choisir les activités en fonction des composantes que l’on veut améliorer.

Par exemple, pour renforcer les os, on misera sur des exercices avec impact comme le saut à la corde et la gymnastique, ainsi que tous les sports où il y a de la course à pied et des sauts, tels le basketball et le volleyball. Pour favoriser le développement du réseau social et les compétences sociales, on pensera aux sports collectifs et individuels pratiqués en groupe tels le hockey, le badminton et les activités de plein air. Pour l’amélioration de la fonction cardiorespiratoire et le contrôle du poids, on se tournera vers des activités aérobies continues, de préférence  intermittentes pour conserver l’intérêt des jeunes, tels le soccer et la natation.

Il faut ainsi proposer aux jeunes des activités diversifiées et complémentaires pour élargir le plus possible la palette des effets.

Bref, la pratique régulière d’activités physiques et sportives contribue à la santé physique des jeunes, à leur condition physique et à leur bien-être psychologique. En plus d’améliorer leurs compétences sociales, leurs habiletés cognitives et leur réussite éducative, elle va de pair avec d’autres saines habitudes de vie.

Si les jeunes pratiquent des activités diversifiées et adaptées à leurs besoins et à leurs habiletés, les effets bénéfiques seront optimisés. Mais, il faut aussi, notamment pour développer les compétences sociales, que l’encadrement et les conditions de pratique soient appropriés.



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Déterminants d'un mode de vie physiquement actif chez les jeunes

Les politiques, programmes et outils de promotion qui sont susceptibles d'influer sur la pratique d'activités physiques et sportives chez les jeunes.

Durée : 7 min. 05 sec.

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Quel processus mène à l’adoption d’un mode de vie physiquement actif? Quels sont les facteurs favorables ou défavorables? Les réponses à ces questions permettront de concevoir des politiques, des programmes ou des outils de promotion plus efficaces.

Le fait qu’un jeune pratique ou non des activités physiques et sportives dépend de facteurs individuels, de même que des environnements socioculturel, physique, économique et politique dans lesquels il évolue. Certains facteurs sont modifiables. D’autres, comme le sexe, le poids ou le revenu familial, ne le sont pas, ou très peu. Cependant, ils peuvent nous aider à cibler des groupes particuliers. Par exemple, les filles, parce qu’elles sont généralement moins actives que les garçons, ou les jeunes de familles à faible revenu, parce qu’ils ont tendance à être moins actifs que ceux de familles à revenu élevé.

Voyons maintenant les principaux déterminants individuels et environnementaux sur lesquels on peut agir.

Facteurs individuels

Pour être actif, on doit d’abord en avoir l’intention. La motivation est déterminée, entre autres, par le sentiment d’efficacité personnelle. Un jeune qui sait qu’il a les capacités pour pratiquer une activité physique et surmonter les obstacles pouvant l’en empêcher, sera d’autant plus motivé.

Cette confiance est le résultat d’expériences de réussite dans un sport ou une activité physique. Pour que les jeunes puissent vivre de telles expériences, il faut les aider à développer, dès la petite enfance, leurs habiletés motrices de base : courir, sauter, lancer, frapper une balle, etc.

Plus leur sentiment d’efficacité personnelle sera fort, plus les filles et les garçons auront le goût d’être actifs.

Autres éléments importants de la motivation : les connaissances, les croyances et les attitudes. Lorsqu’un jeune se pose la question « est-ce que je vais tirer plus d’avantages que d’inconvénients à être actif? », sa réponse est basée sur ses connaissances et ses croyances. Plus la balance penchera du côté des avantages, plus il sera susceptible d’être actif.

Une façon de « mousser » les avantages consiste à miser sur le plaisir que procure la pratique régulière d’activités physiques et sportives, parce que c’est la principale raison qui incite les jeunes à être actifs.

L’environnement socioculturel

L’environnement socioculturel agit sur la motivation et la décision de passer à l’action. Il comprend notamment : la culture, le soutien et l’encadrement parental, l’encadrement scolaire, l’attitude et le comportement des amis et, enfin, les services offerts.

LA CULTURE représente les valeurs, les croyances et les coutumes des membres d’une collectivité. Elle contribue à ériger, ou à modifier, les normes sociales qui, elles, dictent ce qui est bon et bien de faire. Par exemple, si l’on veut créer un monde où « il est normal » que les jeunes bougent, il faudrait valoriser davantage les activités physiques et, peut-être même, les démystifier auprès de la population.

Les PARENTS sont les premiers concernés par le bien-être et la condition physique des jeunes. Leur participation est déterminante; leurs encouragements et leur soutien ont une influence décisive sur la pratique d’activités physiques et sportives de leur enfant, sur ses choix et sur son sentiment d’efficacité personnelle. S’ils sont bien informés de l’importance de leur rôle, les parents deviendront des acteurs efficaces de changement.

De son côté, le MILIEU SCOLAIRE offre aux jeunes de nombreuses occasions d’être actifs et d’améliorer leur niveau d’activité physique. Que ce soit dans les cours d’éducation physique et à la santé, pendant les activités parascolaires, les récréations, la période du dîner ou le temps passé au service de garde, les activités doivent les aider à développer leurs habiletés motrices ainsi qu’à vivre des expériences de réussite. Par conséquent, ils auront confiance dans leurs capacités, ce qui, par ricochet, pourrait les encourager à être actifs toute leur vie.

L’ATTITUDE ET LE COMPORTEMENT DES AMIS constituent un puissant moteur de motivation, surtout à l’adolescence. Par leur exemple et leurs encouragements, les amis peuvent inciter les plus sédentaires, spécialement les filles, à passer à l’action. Les « modes » changent rapidement. Mais, ce qui ne change pas, c’est l’importance d’appartenir à un groupe. Il faut donc concevoir des moyens de promotion qui rejoignent les jeunes par l’entremise de leurs amis.

Bref, les jeunes dont l’entourage souhaite qu’ils soient actifs seront davantage motivés à le devenir, et à le rester.

Les SERVICES OFFERTS aux jeunes proviennent de plusieurs sources : municipalités, écoles, organisations de sport et de loisir. On sait que des services diversifiés facilitent le passage à l’action, en autant qu’ils correspondent aux intérêts, aux besoins et au niveau de développement des jeunes. Autre condition incontournable : ils doivent être disponibles et accessibles aux jeunes de tous les milieux socioéconomiques, tant sur le plan de la tarification que sur celui de l’horaire et de l’emplacement.

L’environnement physique

Si l’environnement physique peut être une source de motivation, il aide surtout à passer à l’action. Il comprend les installations sportives et récréatives, les parcs urbains, les sentiers piétonniers et les voies cyclables.

Des parcs et des espaces publics bien aménagés, entretenus avec soin, sécuritaires et accessibles encouragent la pratique d’activités physiques et sportives.

Par ailleurs, les municipalités où l’on peut se déplacer à pied ou à vélo en toute sécurité représentent un atout de taille. Elles se distinguent par une forte densité résidentielle, par de nombreux commerces et services de proximité, et par un réseau de transport où des routes, des pistes cyclables et des trottoirs, favorisent les déplacements non motorisés.

L’environnement politique et économique

On comprend aisément comment l’économie agit sur plusieurs déterminants des environnements socioculturel et physique. L’environnement politique, avec sa multitude de programmes, politiques et mesures, a aussi des effets sur le niveau d’activité physique des jeunes. Des effets qui se feront sentir à court, moyen et long terme.

Il est donc essentiel que les élus et les personnes occupant un poste décisionnel comprennent l’importance, et même l’urgence, de promouvoir et de soutenir l’adoption d’un mode de vie physiquement actif chez les jeunes, à l’aide de mesures appropriées.

Conclusion

Somme toute, l’augmentation du niveau de pratique d’activités physiques et sportives des jeunes passe par des stratégies qui tiennent compte, à la fois, des déterminants individuels et des environnements socioculturel, physique, politique et économique.



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Habiletés motrices de base

L'importance du développement des habiletés motrices chez les jeunes, les bienfaits qui y sont associés, et des stratégies favorisant le développement optimal de ces habiletés.

Durée : 6 min. 48 sec.

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Près de la moitié des filles et le quart des garçons de 10 à 17 ans affirment qu'ils ne sont pas « assez bons » pour faire du sport ou de l'activité physique. Ce sentiment d'inaptitude peut être notamment causé par le fait qu'ils n'ont pas eu l'opportunité de développer leurs habiletés motrices de base lorsqu'ils étaient plus jeunes. Et, sans ce prérequis, ils auront moins de chance d'éprouver du plaisir, donc d'intérêt à découvrir des activités qui permettraient de placer les bases à un mode de vie physiquement actif.

C'est à partir des premiers mois de sa vie, et jusqu'à l'âge d'environ 9 ans, que l'enfant acquière le plus facilement les habiletés motrices de base. Après la puberté, les gains sont plus modestes.

Les études l'ont démontré : bien que les étapes d'acquisition des habiletés motrices soient les mêmes pour tous les enfants, chaque enfant évolue à son propre rythme. Sa progression est toutefois étroitement liée au nombre et à la qualité de ses expériences motrices.

Ainsi, plus un enfant a des occasions de bouger et de stimuler ses 5 sens, plus le nombre de connexions des réseaux neuronaux de son cerveau sera important. Ainsi, faire bouger un enfant favorise non seulement son développement moteur, mais aussi son développement social, affectif et cognitif.

Voilà pourquoi il est crucial de donner aux enfants un « départ actif dans la vie », grâce au jeu et à des activités physiques diversifiées.

Les habiletés motrices sont à la base des mouvements humains, car elles permettent d'explorer divers aspects de notre environnement, de s'y adapter et d'interagir.

L'habileté motrice est l'aptitude à bien exécuter un mouvement ou une séquence de mouvements. Il y a les habiletés de motricité globale et les habiletés de motricité fine.

Les habiletés de motricité globale sollicitent de grandes masses musculaires. Elles englobent :

  • les habiletés de locomotion, comme ramper, marcher, courir, reculer, sauter, rouler, faire du vélo, nager;
  • et les habiletés fondamentales du mouvement, comme lancer, attraper, pivoter, se pencher, se redresser, pousser, tirer.

Ces habiletés constituent les assises de l'apprentissage des mouvements plus fins et plus complexes.

Les habiletés de motricité fine permettent à l'enfant de faire des mouvements plus précis tels que manipuler un crayon, manger avec des ustensiles, découper, tourner les pages d'un livre ou encore modeler.

Un enfant qui maîtrise les habiletés motrices de base aura davantage le goût de faire des activités physiques et sportives, parce qu'il aura davantage confiance en ses moyens; il sait qu'il a les aptitudes, la compétence, pour réussir. Du coup, ses chances de rester actif toute sa vie seront décuplées.

La recette magique du développement optimal des habiletés motrices comporte 5 ingrédients.

1. D'abord, le jeu actif, c'est-à-dire toute activité ludique où l'intensité varie de faible à élevée. Il peut prendre la forme de jeux libres, ou de jeux encadrés.

Dans les jeux libres, l'enfant fait ce qu'il veut avec son matériel de jeu ou avec ses amis. Ce type de jeu contribue au développement de l'imagination, de la fantaisie et de la créativité!

Mais, il ne faut pas, pour autant, négliger les jeux plus encadrés. Dans ces jeux organisés par des adultes, l'enfant doit effectuer des mouvements prédéterminés et suivre des règles. Utilisés à des fins éducatives, ces jeux visent souvent à consolider une habileté.

2. Viennent ensuite les activités extérieures qui peuvent être libres ou encadrés dans lesquelles les enfants peuvent laisser libre cours à leurs infatigables possibilités motrices et ainsi, s'adonner plus facilement à des activités plus soutenues. De plus, en y intégrant la composante naturelle, la capacité d'analyse et la créativité est davantage favorisée.

3. Quelle que soit l'activité, on privilégie du matériel de jeu de petites dimensions, — balles, ballons, cordes à sauter, etc. — pour stimuler la créativité et la motricité. De plus, il est plus facile de le renouveler régulièrement : l'effet de nouveauté entretient l'intérêt. Simple, attrayant, stimulant, polyvalent et sécuritaire, ce type de matériel doit, bien sûr, être adapté au stade de développement de l'enfant.

4. On pimente ensuite avec des activités diversifiées. Il est important que l'enfant développe des habiletés motrices dans les 4 environnements suivants :

  • le sol, où se déroulent la plupart des jeux, sports et activités physiques;
  • l'eau , milieu des activités aquatiques;
  • la neige et la glace, pour les activités de glisse;
  • et l'air, avec des activités aériennes comme la gymnastique, le plongeon, le trampoline.

5. Cinquième et dernier ingrédient, les défis. Mais, attention! Des défis réalistes que l'enfant peut relever, et qui sauront maintenir sa motivation en créant une « zone de délicieuse incertitude et d'aventure ».

Conclusion

Enfin, il faut se rappeler que les enfants sont actifs de façon spontanée, intermittente et pendant de courtes périodes. Mieux vaut donc leur offrir des activités qui respectent ces conditions. Et plus les activités seront diversifiées, plus les effets seront salutaires sur les plans physique, psychologique et social.

Chaque enfant mérite de se sentir compétent pour pratiquer les activités physiques et sportives de son choix. Grâce à des expériences variées, associées au plaisir et au jeu, il appréciera, maintenant et plus tard, ce précieux sentiment d'efficacité personnelle.



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Adoption d'un mode de vie physiquement actif et développement de l'enfant

Stratégies individuelles et collectives permettant de favoriser, chez les jeunes, l'adoption et le maintien d'un mode de vie physiquement actif.

Durée : 6 min. 02 sec.

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Les spécialistes du développement de l'enfant reconnaissent aujourd'hui l'importance de veiller très tôt au développement moteur et à la pratique régulière d'activités physiques diversifiées, deux éléments cruciaux au développement de l'enfant.

Des chercheurs ont en effet démontré qu'un enfant qui, très tôt, acquiert des habiletés physiques et motrices a plus de chance de maintenir, à l'adolescence et à l'âge adulte, un MVPA, un  mode de vie physiquement actif. Un mode de vie où l'activité physique est appréciée, valorisée, intégrée à son quotidien et qui :

  • contribue à sa santé physique et à son bien-être psychologique;
  • améliore sa condition physique, ses habiletés cognitives et ses compétences sociales;
  • en plus de favoriser sa réussite éducative.

Cela suppose un contexte qui donne à l'enfant le goût de bouger et une diversité d'occasions de passer à l'action. D'où l'importance de la concertation entre les acteurs-clés de ses milieux de vie (famille, école, service de garde, camp de vacances) et de la communauté (services de santé, organisations de sport et de loisir, milieu municipal et communautaire).

Cet effort collectif comporte des exigences.

  • Dès la petite enfance, il faut :
    • agir tôt;
    • favoriser la pratique d'activités diversifiées;
    • limiter le temps passé devant un écran;
    • et favoriser l'acquisition graduelle de l'autonomie.
  • La communauté a aussi un rôle à jouer. Il faut ;
    • modifier certaines normes sociales ;
    • et convaincre les personnes et les organismes concernés de travailler ensemble.

Voyons cela plus en détail.

En développant très tôt ses habiletés motrices , l'enfant pourra maîtriser toutes sortes d'activités physiques, sportives et rythmiques. Il éprouvera alors du plaisir à bouger, ce qui augmentera ses chances de continuer à être physiquement actif en grandissant. En somme, plus l'enfant maîtrise ses habiletés motrices de base, plus il a de chance d'adopter un MVPA, plus les effets bénéfiques seront importants et durables.

Cependant, il faut lui proposer des activités diversifiées et adaptées à ses intérêts et à son niveau d'habileté pour lui donner le goût de bouger. Ainsi, participer à des activités physiques, sportives, rythmiques, récréatives, utilitaires ou de plein air lui permettra de découvrir des activités qu'il appréciera. Il sera alors plus enclin à les intégrer dans son quotidien.

Encore faut-il veiller à ce qu'il ait le temps de faire de l'exercice, en limitant, par exemple, les heures passées, devant un écran.

Le défi n'est pas insurmontable. Dans une récente étude, 92 % des enfants interrogés ont dit qu'ils choisiraient de jouer avec des amis, plutôt que de regarder la télé. Aller jouer dehors devient donc un choix…. Irrésistible!

Plus l'enfant est jeune, plus il a besoin d'encadrement, c'est-à-dire qu'il faut veiller à ce que le cadre dans lequel l'enfant évolue correspond à ses besoin. Cela ne veut pas dire de lui offrir uniquement des activités organisées, réglementées et supervisées par des adultes… Il faut aussi encourager le jeu libre car celui-ci est essentiel à son plein développement.

En grandissant, il faut permettre à l'enfant de devenir autonome pour qu'il puisse intégrer volontairement des activités physiques à son quotidien. Pour ce faire, il doit apprendre graduellement à se prendre en charge, à jouer seul et à s'organiser. Lui demander son avis sur le choix de ses activités physiques et sportives, et en tenir compte, s'avère une solution gagnante. Ainsi, il pourra déterminer et affirmer ses goûts.

L'adoption et le maintien d'un MVPA doivent aussi passer par le changement de certaines normes sociales.

Par exemple, les parents qui ont la perception que les jeux extérieurs ou les déplacements à pied ou à vélo pour aller à l'école, chez des amis ou au parc mettent la sécurité de leur enfant en danger doivent être rassurés. Il faut les informer de la situation réelle et des mesures mises en place dans leur environnement immédiat. Et, par la même occasion, leur démontrer les bienfaits du jeu libre et des déplacements actifs,

Si le discours public affirme l'importance de l'activité physique et du sport dans la vie de tous les jours accompagné par la mise sur pied d'environnements favorables à cet effet, le MVPA deviendra alors LA NORME, le choix le plus facile à faire.

Enfin, le travail concerté de tous les partenaires permettra :

  • de donner aux enfants une diversité d'occasions de bouger et de vivre une multitude d'expériences de réussite;
  • de mettre en place des environnements favorables à leur développement global;
  • et de maximiser l'utilisation des installations et des équipements disponibles dans la communauté.

Conclusion

Ce qu'il faut retenir, c'est que les enfants qui, très tôt, développent leurs habiletés motrices de base, et qui sont initiés à une variété de sports et d'activités physiques, ont plus de chances de conserver un mode de vie physiquement actif à l'adolescence et à l'âge adulte.

La réussite dépend autant des personnes de l'entourage immédiat de l'enfant que des élus et des décideurs du monde municipal, de la santé, du sport, du loisir et de l'éducation, sans oublier le milieu des services de garde à l'enfance et des camps de vacances. L'effort est collectif, le succès aussi.



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Prévenir l'abandon de la pratique d'activités physiques et sportives

Stratégies de prévention de l'abandon de la pratique d'activités physiques et sportives chez les jeunes. Principales causes et signes avant-coureurs afin de comprendre ce phénomène pour mieux le prévenir.

Durée : 7 min. 00 sec.

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Chaque année, environ un jeune sur trois cesse de pratiquer au moins un sport. Le tiers d'entre eux abandonneront complètement.

Pourquoi des milliers de jeunes actifs arrêtent-ils, quasiment du jour au lendemain, de faire régulièrement des activités physiques et sportives?

Heureusement, les réponses à cette question sont bien documentées, tout comme les solutions pour freiner l'abandon.

C'est à l'âge de 11-12 ans que le taux d'abandon est le plus élevé. Ce qui correspond au passage du primaire au secondaire… et au début de l'adolescence.

À l'adolescence, les garçons et les filles découvrent de nouveaux centres d'intérêt qui modifient peu à peu leurs priorités. De plus, avec les études, les activités sociales, les nouvelles responsabilités et, parfois, un travail à temps partiel, ils ont moins de temps libre. Plusieurs décident alors de laisser tomber l'activité physique et le sport. Ceux qui continuent le font parce qu'ils jugent que les avantages l'emportent sur les inconvénients.

Le plaisir arrive en tête de liste des avantages liés à la pratique d'activités physiques et sportives. Il est suivi du désir de relever de nouveaux défis, de s'améliorer et de faire partie d'une équipe.

Autant de raisons qui viennent plus spontanément aux jeunes qui ont été initiés très tôt à la pratique d'activités sportives de toutes sortes et qui maîtrisent donc les habiletés motrices de base : courir, lancer, sauter, attraper, frapper une balle, un ballon, etc.

Les autres ont souvent le sentiment qu'ils ne sont pas assez bons pour continuer à faire de l'activité physique ou du sport. Il faut être attentif aux signes avant-coureurs d'abandon.

Vigilance, donc, dans les situations suivantes :

L'adolescent ou l'adolescente :

  • n'arrive plus à progresser;
  • trouve le niveau de difficulté trop élevé;
  • n'aime pas la compétition; résiste mal à la pression;
  • éprouve un sentiment d'échec.

Attention, les filles sont souvent plus sensibles à ces situations susceptibles de mener à l'abandon.

Quand on sait cela, les solutions coulent de source :

  • Donner la priorité au plaisir plutôt qu'aux résultats.
  • Offrir à tous les jeunes des activités diversifiées où ils pourront relever des défis à leur mesure, et se sentir valorisés.
  • Proposer des formes adaptées de pratique sportive, comme le minitennis, le minibasketball, le minivolleyball, des sports collectifs sur terrains de dimensions réduites chez les plus jeunes.
  • Veiller à ce que garçons et filles acquièrent, dès la petite enfance, les habiletés motrices de base.

Il faut par ailleurs éviter la spécialisation hâtive qui, en plus de nuire à la performance à long terme, est elle aussi associée à l'abandon.

On entend par spécialisation hâtive le fait de demander à un enfant :

  • de se concentrer très tôt sur un seul sport;
  • de négliger les cours d'éducation physique et à la santé, les activités parascolaires et le jeu spontané ;
  • de brûler les étapes en faisant, avant les autres, des camps d'entraînement ou des entraînements complémentaires, par exemple, de la musculation pour des nageurs, ou de la course de fond pour des joueurs de soccer. Selon une étude ontarienne sur les joueurs de hockey, les décrocheurs avaient commencé l'entraînement hors glace avant ceux qui n'ont pas abandonné, soit vers l'âge de 12-13 ans.

La solution est simple :

  • Redonner de l'importance au jeu libre, et veiller à ce que les jeunes pratiquent des activités physiques et sportives diversifiées, qui leur permettent de développer leurs habiletés motrices de base, avant de leur proposer de se concentrer sur un seul sport.

L'attitude du personnel d'entraînement et sa relation avec les jeunes jouent un rôle déterminant dans la décision de poursuivre ou non une activité physique ou sportive.

Les jeunes seront plus tentés de décrocher :

  • s'ils ont l'impression que leur entraîneur met trop de pression sur leurs épaules et que ses attentes sont démesurées;
  • s'ils manquent d'attention et d'encouragements ;
  • s'ils croient que l'entraîneur n'a pas confiance en eux;
  • ou si l'entraîneur s'occupe seulement des meilleurs. Cette raison est souvent invoquée par les jeunes qui pratiquent un sport d'équipe, et qui sont laissés plus souvent « sur le banc ».

Pour réduire le nombre d'abandons, on n'a qu'à faire le contraire :

  • exercer une saine pression, discrète et modérée, adaptée à chaque jeune;
  • prodiguer des encouragements stimulants à chacun des jeunes et à l'équipe;
  • valoriser l'effort, la détermination, l'amélioration de chacun, et pas seulement le succès ou la victoire.

L'attitude des parents est souvent… déterminante!

Pression, attentes irréalistes, critiques inappropriées et manque de soutien riment avec diminution du plaisir et augmentation de l'anxiété, de l'épuisement et de l'abandon.

Le leitmotiv des parents devrait être : encouragement, participation, facilitation, les trois formes de soutien les plus efficaces. Et puis, accompagner son enfant aux séances d'entraînement et aux compétitions permet de tisser une belle complicité.

On le sait, les amis occupent une place centrale dans la vie des ados.

Si ses amis valorisent le sport et en font, un jeune aura le goût de les imiter, ne serait-ce que pour faire partie de la « gang ». L'inverse est aussi vrai.

Pour prévenir l'abandon, mieux vaut miser sur l'attrait du groupe avec des activités de socialisation avant, pendant ou après des activités physiques et sportives. Histoire de renforcer les liens, ou d'en créer de nouveaux. Par exemple, profiter d'une compétition à l'extérieur de la ville pour visiter en groupe un attrait touristique, ou organiser un transport en autobus vers le lieu de compétition pour toute l'équipe.

Conclusion

La mise en œuvre de mesures pour contrer l'abandon d'activités physiques et sportives concerne des dizaines de personnes de plusieurs milieux : scolaire, familial, municipal, sportif, associatif.

Grâce à des mesures appropriées, les jeunes auront accès à des activités qui leur permettront d'apprendre et de parfaire des habiletés motrices de base. Et ils vivront des expériences positives et axées sur le plaisir qui favorisent l'estime de soi et le développement de réseaux sociaux.

En bout de ligne, ce qui importe, c'est que les enfants et les adolescents fassent chaque jour le plus d'activité physique ou sportive possible, sans toutefois tomber dans l'excès.



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Les filles, l'activité physique et le sport

Les éléments de mieux-être dont profitent plus particulièrement les filles qui pratiquent des activités physiques et sportives, ainsi que les facteurs pouvant influer, favorablement ou non, sur leur pratique.

Durée : 7 min. 03 sec.

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Dans le sport, comme dans d'autres domaines, les filles, c'est pas pareil! Comme nous l'apprend ce graphique, elles sont moins actives que les garçons.

Au primaire, une fille sur deux fait l'équivalent d'au moins 7 heures et plus d'activités physiques et sportives d'intensité moyenne par semaine. Au secondaire : une sur trois.

Une différence inquiétante qu'il faut comprendre, pour mieux la combattre.

Éléments de mieux-être

Dans l'ensemble, les bienfaits de l'exercice sont les mêmes pour les garçons et pour les filles : amélioration de la santé cardiovasculaire, de la condition physique, de la réussite éducative et de l'estime de soi.

Pour les filles, il y a plus.

Pendant l'adolescence, mais surtout avant la puberté, les activités avec mise en charge augmentent la densité et la force des os, réduisant ainsi les risques futurs d'ostéoporose, un risque de santé qui touche une femme sur cinq après 50 ans.

Celles qui sont physiquement actives entre 12 et 24 ans diminuent leur risque de cancer du sein d'environ 20 %, même si elles abandonnent l'activité physique à l'âge adulte. La réduction du risque est plus importante chez les femmes qui demeurent actives à l'âge adulte.

Enfin, si les filles savaient que l'exercice contribue à diminuer l'inconfort des menstruations et à régulariser le cycle menstruel, elles seraient peut-être plus nombreuses à… bouger.

Toutefois, les facteurs liés à la santé ont peu d'effets sur la motivation des jeunes, garçons ou filles.

ALORS, QU'EST-CE QUI FAIT COURIR LES FILLES?

Avant tout, les filles veulent avoir du plaisir et, particulièrement à l'adolescence, passer du temps avec leurs amis.

Pour renforcer ces motivations, on peut :

  • offrir des activités sociales, avant, pendant ou après des activités physiques et sportives;
  • on peut aussi organiser des portes ouvertes où les filles initient une amie à leur activité ou à leur sport.

Souvent, les filles font aussi de l'exercice pour améliorer leur apparence ou perdre du poids. Mais, en l'absence de changements rapides ou jugés insuffisants, plusieurs abandonnent.

Pour lutter contre le culte de la minceur et du corps parfait, il faut informer les filles et leur entourage des dangers physiques et psychologiques associés à une préoccupation excessive à l'égard du poids. Tout en insistant sur les autres effets bénéfiques de l'activité physique, tels la confiance et l'estime de soi.

QU'EST-CE QUI EMPECHE LES FILLES DE PASSER A L'ACTION?

Le manque d'habiletés physiques et motrices constitue l'une des barrières les plus importantes à l'activité physique des filles.

Plusieurs adultes, et aussi plusieurs jeunes, croient encore que l'activité physique et le sport, c'est davantage « l'affaire » des garçons que des filles. Une fausse croyance qui peut retarder l'acquisition des habiletés motrices de base, comme courir, sauter, lancer, frapper une balle.

Pour y remédier, il existe des solutions, notamment des exercices qui favorisent, dès la petite enfance, l'acquisition des habiletés motrices de base. Plus tard, d'autres activités viendront perfectionner des habiletés et des compétences, grâce auxquelles les filles pourront vivre des réussites.

Plus les filles connaîtront des succès, plus elles se sentiront compétentes, plus elles auront du plaisir, et plus elles seront motivées à bouger.

Spécialement à l'adolescence, les filles n'aiment pas montrer leurs habiletés physiques, surtout devant les garçons. Une solution : des activités physiques et sportives « entre filles », comme le cheerleading, le Hip! Hop!, la ringuette ou la corde acrobatique.

Par ailleurs, elles sont sensibles à l'inconfort physique. C'est pourquoi, il est conseillé :

  • de leur donner suffisamment de temps entre les cours pour se changer et se doucher;
  • de rendre leur vestiaire plus agréable, par exemple, en installant des séchoirs à cheveux, en rafraîchissant la peinture, en placardant les murs d'images de filles actives, de sportives connues. Une façon originale de leur proposer des modèles féminins significatifs.

Et, si on les aide également à acquérir des habiletés de leader, d'organisatrice ou de guide, elles gagneront en assurance et s'affirmeront davantage.

LA MOTIVATION DES FILLES EST AUSSI LIEE AUX SERVICES OFFERTS PAR L'ECOLE, LA MUNICIPALITE ET LES ASSOCIATIONS.

Ces services doivent correspondre à leurs goûts et à leurs besoins. Pour les connaître, il s'agit de leur demander… tout simplement!

Ensuite, on pourra établir des programmes basés sur :

  • des activités qui correspondent à leurs goûts : marche, jogging, vélo, natation, danse, arts du cirque, plein air, etc.;
  • ou sur des activités émergentes, comme le cheerleading, le patin à roues alignées, le zumba.

60 % des adolescentes perçoivent la compétition comme une source de motivation et de plaisir. Bien. Sauf que 40 % y voient une source de stress.

Il serait alors astucieux d'offrir des activités où les filles peuvent choisir entre un contexte participatif ou compétitif. Si l'on veut qu'elles apprennent à apprécier la compétition, on peut créer des conditions se rapprochant de la compétition sous forme d'exercices et de jeux.

L'ENVIRONNEMENT PHYSIQUE JOUE UN ROLE DETERMINANT DANS L'ACTIVITE PHYSIQUE DES FILLES.

Par crainte d'accidents ou d'agressions, les parents empêchent davantage leurs filles que leurs fils de jouer à l'extérieur. L'insécurité perçue par les parents constitue souvent une barrière importante à l'activité physique des filles.

Heureusement, les moyens ne manquent pas pour améliorer la sécurité des lieux et des aires de pratique. Par exemple :

  • des voies cyclables et piétonnières, ainsi que des stationnements pour vélos, bien entretenus et éclairés;
  • une surveillance accrue dans les parcs et à proximité de ceux-ci.

Bien sûr, les parents doivent être informés des mesures de sécurité mises en place.

Conclusion

Vu le faible niveau d'activité physique des filles, il y a urgence d'agir, en particulier au moment où elles passent du primaire au secondaire, période critique où elles sont trop nombreuses à abandonner les activités physiques et sportives.

On doit miser sur des activités diversifiées :

  • qui améliorent les habiletés physiques et motrices;
  • qui répondent à leurs goûts;
  • qui sont source de plaisir et de socialisation.

Et, si on implique les filles dans le choix et le déroulement des activités, on maximise les chances de succès!



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Transport actif

Bienfaits des déplacements actifs pour les jeunes et stratégies prometteuses s'adressant particulièrement à leur entourage.

Durée : 6 min. 19 sec.

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Plus de la moitié des jeunes font moins de 60 minutes d'activité physique par jour, ce qui est insuffisant pour atteindre un niveau d'activité physique minimal concédant des bénéfices pour la santé. Pour renverser cette tendance, le transport actif représente une avenue fort intéressante.

« Le transport actif et sécuritaire, c'est simple. C'est toute forme de déplacement où l'énergie motrice est apportée par un individu qui se déplace pour un motif utilitaire, c'est-à-dire qu'il part d'un point A, par exemple, sa résidence, pour se rendre à un point B, qui pourrait être, par exemple, l'école.

« Des exemples de transport actif et sécuritaire, il y en a de toutes sortes. Ça peut être simplement un enfant qui se rend à pied à l’école tous les jours. Ça peut être aussi de se rendre au parc à vélo, en famille. Se rendre au parc à vélo en famille c’est une bonne façon d’apprendre à un enfant à rouler sur la rue, parce qu’on a le temps de se rendre, on s’en va simplement s’amuser au parc, donc on roule à la vitesse qui nous accommode. On a donc le temps d’enseigner la bicyclette à l’enfant. »

Ces solutions simples sont efficaces pour augmenter la dépense énergétique quotidienne et le niveau d'activité physique des jeunes. En théorie. Dans les faits, 80 % des enfants du primaire habitent à moins d'un kilomètre et demi de l'école, mais seulement un sur trois s'y rend à pied ou à vélo. Au secondaire, c'est un sur dix qui utilise le transport actif.

Alors, pourquoi le transport actif a-t-il chuté de 50 % en moins de 30 ans?

Il faut savoir que les deux principaux facteurs qui influencent les déplacements actifs et sécuritaires des jeunes sont :

  • la perception qu'ont les parents de la sécurité de leur quartier;
  • et la présence de parcs, de pistes cyclables et de corridors piétonniers.

Voyons cela de plus près.

Sécurité

Les modes de déplacements actifs et sécuritaires permettent aux jeunes de créer des liens avec leurs pairs, de mieux s'intégrer socialement. « Le transport actif et sécuritaire permet chez les jeunes permet de développer leur autonomie et leur sens de l'orientation, parce qu'un jeune se déplace fréquemment à pied ou à vélo, apprend beaucoup mieux à découvrir son environnement, et apprend aussi à développer son sens de l'orientation pour mieux se repérer dans son espace. »

Plusieurs parents perçoivent, à tort ou à raison, que leur quartier n'est pas sécuritaire. Ils ont alors le réflexe d'interdire à leurs enfants de se déplacer seuls à pied ou à vélo, et même de jouer dehors.

  • Il faut les conscientiser des moyens mis en œuvre pour rendre sécuritaires les trajets vers l'école, les parcs ou les terrains de sport, afin de modifier leur perception des dangers potentiels. Par exemple, des lieux publics éclairés et bien entretenus envoient un message clair : ils sont fréquentés et surveillés, ce qui peut renforcer leur sentiment de sécurité.
  • Les écoles primaires peuvent organiser des « autobus » scolaires pédestres aussi appelés « pédibus » ou à vélo. Accompagnés d'adultes et de jeunes leaders, les jeunes marchent ou pédalent en groupe pour aller et revenir de l'école.

L'enjeu est important parce que les jeunes qui adoptent un mode de déplacement actif et sécuritaire pour se rendre à l'école et en revenir, sont globalement plus actifs que ceux qui font ces trajets en voiture.

Potentiel piétonnier, installations et équipements

Au Québec, une école secondaire sur deux et une école primaire sur cinq sont situées à proximité de voies cyclables. « Ce qui influence le transport actif et sécuritaire, c'est essentiellement la proximité et l'accessibilité des lieux de destination. Le fait d'être proche de notre lieu de destination va beaucoup plus nous encourager à se déplacer à pied ou à vélo. Par contre, par exemple, s'il y a une côte importante ou un boulevard imposant, ça va faire en sorte qu'on va être moins tenté de se déplacer à pied ou à vélo. Finalement, la présence d'aménagements tels que des trottoirs, des voies cyclables, fait en sorte que la population va être plus encline à se déplacer à pied ou à vélo fréquemment pour leurs déplacements quotidiens. »

L'environnement physique joue donc un rôle déterminant dans ce choix. Il est plus tentant d'utiliser un mode de déplacement actif et sécuritaire :

  • lorsque les rues et les trottoirs sont bien entretenus, particulièrement l'hiver;
  • lorsqu'il y a des stationnements pour vélos;
  • lorsque les parcs, les installations et les équipements sont répartis à travers la ville afin de desservir plus de citoyens;
  • lorsque des mesures d'apaisement de la circulation ont été mises en place;
  • et, enfin, lorsque le service de transport en commun est adéquat.

CONCLUSION

La contribution des milieux scolaires, municipaux, sportifs et communautaires est importante. Celle des parents est… essentielle.

« Tout d'abord, les parents peuvent favoriser le transport actif auprès de leur enfant en leur enseignant les règles de sécurité en se déplaçant à pied ou à vélo le long d'une rue. Ils peuvent aussi donner l'exemple en se déplaçant eux-mêmes à pied ou à vélo, ce qui fait en sorte que les enfants risquent plus d'eux-mêmes de décider de se déplacer à pied ou à vélo. »

« Les parents peuvent les accompagner dans leurs déplacements actifs, par exemple, pour se rendre à l'école. C'est particulièrement important pendant les premières années de scolarité parce que ça permet d'enseigner les rudiments des déplacements actifs aux enfants. Donc on peut prendre le temps de se rendre à l'école pour enseigner à nos enfants à se déplacer à pied ou à vélo.

« Ou encore, on peut simplement permettre aux enfants de s'amuser plus régulièrement à l'extérieur, de se déplacer activement pour se rendre à destination; parfois le simple fait de rappeler aux enfants qu'ils peuvent se déplacer à pied ou à vélo permet de développer cette habitude-là chez eux. »

Le transport actif est une bonne habitude qui contribue aussi à diminuer la congestion routière et les émissions de gaz à effet de serre. Un argument qui touche particulièrement les jeunes et leur avenir.



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