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La marche,
une façon accessible d’atteindre 30 minutes d’activité physique par jour
Ancien paradigme : trimer
dur!
Les autorités scientifiques et médicales recommandaient, jusqu’au
milieu des années 1980, de trimer dur à l’entraînement pour améliorer
sa santé. On avait pas encore bien cerné les problèmes
de santé qu'un mode de vie physiquement actif peut prévenir
et à cette époque on pretendait que, « tant qu’à
ne faire qu’un peu d’activité physique, mieux vaut rester tranquille
à la maison »!
Nouveau paradigme : un peu, c’est déjà
beaucoup!
Depuis, de nombreuses données épidémiologiques nous ont obligé
à revoir notre façon de comprendre le lien entre l’activité physique
et la santé. C’est ainsi qu’on a démontré que les personnes sédentaires
risquent davantage que les personnes qui font régulièrement des
activités physiques aérobies, d’être atteintes des problèmes de
santé suivants : maladies cardiovasculaires (dont l’hypertension),
dyslipidémie (trop de « mauvais » cholestérol, pas assez de « bon »),
diabète de type 2, obésité, ostéoporose et cancers du côlon, du
sein ou de la prostate. Vous l’aurez remarqué, il s’agit de maladies
qui affectent une très grande partie de la population des pays
industrialisés.
Ces études épidémiologiques ont aussi révélé qu’il n’est pas nécessaire
de faire beaucoup d’activité physique pour en retirer des bénéfices
pour la santé. En fait, pour la personne sédentaire, augmenter
ne serait-ce qu’un peu son volume d’activité physique, c’est déjà
beaucoup sur le plan de l’amélioration de la santé. Quant à la
personne qui est déjà moyennement active, c’est davantage pour
améliorer son aptitude aérobie et son endurance musculaire qu’elle
a intérêt à augmenter son activité physique.
Un peu plus, c’est toujours mieux
Il n’existe pas de seuil minimal d’activité physique au-dessous
duquel il n’y aurait pas d’effets sur la santé. Un peu plus, c’est
toujours mieux en matière d’activité physique et de santé. Les
gens ayant généralement besoin de repères pour se motiver, les
autorités scientifiques et médicales recommandent de faire, presque
tous les jours, au moins une demi-heure
d’activité physique d’intensité moyenne ou plus élevée
(ex. pédaler assez vigoureusement pour avoir de la difficulté
à siffloter, tout en étant capable de parler) ou
au moins une heure d’activité physique d’intensité faible (ex.
rouler sans effort).
Des minutes qui s’additionnent
La seule idée de faire, chaque jour, au
moins une demi-heure d’activité physique en un seul bloc
vous rebute? Pourtant, il est plus facile que vous le pensez d’atteindre
ce but. En effet, selon des études récentes la pratique d'une
activité physique, par tranches de dix minutes et plus, procure
de grands avantages en matière de santé. Il est donc tout aussi
bénéfique de faire quelques courtes séances d'au moins dix minutes
de marche plusieurs fois par jour que de faire une longue marche
sans interruption. Si, par exemple, vous marchez quinze minutes
sur l’heure du midi et quinze minutes après le souper, vous suivez
donc la recommandation!
Tout est une question de régularité!
On sait par ailleurs que les bénéfices ne se manifestent que si
la pratique est régulière. Quelques semaines d’inactivité peuvent
suffire à faire disparaître les effets salutaires obtenus antérieurement.
Aussi, les mordus des activités estivales ont-ils avantage
à pratiquer d’autres activités en dehors de la saison, par exemple
le ski de fond ou la natation intérieure.
Bref…
La pratique régulière d’activités physiques, même d’intensité
faible, améliore la santé en diminuant le risque d’être atteint
de certaines maladies. Il faudra cependant y mettre un peu plus
d’ardeur si le but est d’améliorer la condition physique et la
performance.
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